Luttons contre les rendez-vous non-honorés!

Cette question revient souvent dans les cabinets médicaux privés, voire dans les hôpitaux. En France, plus de 28 millions de consultations ne seraient pas honorées chaque année, soit environ 40 minutes de perdues par jour et par médecin (Roy, 2019).

 

Un phénomène paradoxal

Alors qu’il est de plus en plus difficile d’obtenir un rendez-vous médical avec l’allongement  des délais d’attente dans les cabinets médicaux, les urgences sont de plus en plus débordées par des cas qui ne sont pas de véritables urgences. Au service d’urgences de l’hôpital Notre Dame de Charleroi, seulement 2 à 3% des cas traités sont des urgences avérées (Liegeois, 2019).

Dans le même-temps, le nombre de rendez-vous non-honorés n’a cessé d’exploser. Selon un sondage réalisé par Odoxa pour la Mutualité Nationale des Hospitaliers (Odoxa, 2018) :

 31% de la population des 25 à 34 ans avouent avoir déjà « posé un lapin » à un professionnel de santé.

 97% des médecins en cabinet privé déclarent avoir subi des rendez-vous non-honorés.

90% des soignants en milieu hospitalier reconnaissent avoir eu des consultations non-honorées.

Le comportement des consommateurs de soins a changé : ils pratiquent ce que l’on appelle le “shopping” des rendez-vous médicaux. Le principe est assez simple, il consiste à prendre plusieurs rendez-vous et à honorer le plus proche. Ce besoin d'être vu rapidement peut se comprendre, mais le problème qui se pose aujourd’hui est que les rendez-vous ne sont pas annulés afin de permettre à d’autres de profiter de la plage horaire libérée. Dès lors, ces rendez-vous s’accumulent, ce qui a un effet direct sur  les délais d’attente.

Cette situation a poussé les syndicats de l’Union française pour une médecine plus libre (UFML) à prendre des mesures. Ils ont lancé une pétition en ligne visant à provoquer le débat autour de : “faut-il faire payer les patients qui n’honorent pas leur rendez-vous?”. Face à l'augmentation du phénomène et le manque à gagner pour les médecins, il est urgent de prendre des mesures pour limiter ce phénomène. Le but des syndicats est de faire bouger les lignes et d'introduire un avenant au code de la santé publique française. 

 

20€ le lapin

Les syndicats espèrent récolter 15000 signatures de médecins durant une période de 5 mois (Roy, 2019). Ils comptent sur ce chiffre pour peser sur les autorités et ouvrir le débat sur le code. Toutefois, cette initiative a très peu de chance d’aboutir en raison du plafond de verre qui interdit la sanction dans le domaine médical.

En Belgique, c’est une toute autre histoire, les cabinets médicaux privés et les hôpitaux peuvent faire payer les patients qui leur posent des lapins. Le montant peut aller jusque 20€. L’article 77 du code de déontologie de l’ordre des médecins permet de demander une indemnisation. Des mesures de dissuasion comme des affiches avec la mention « Tout rendez-vous doit être annulé au moins 24 heures à l’avance. Une indemnité de 15 euros sera réclamée en cas de non présentation »,  font de plus en plus leur apparition dans les cabinets médicaux.

Malgré cela, le phénomène reste tout aussi préoccupant. Il existe pourtant des solutions digitales pouvant aider les médecins à optimiser leur prise de rendez-vous et prévenir les lapins.

Si cette situation vous est familière, découvrez comment notre logiciel médical de prise de rendez-vous, RDV Manager, limite l’impact de ce problème sur votre activité.

 

Bibliographie :

 

Liegeois, C. (2019). Immersion au cœur d’un service d’urgence. Retrieved November 29, 2019, from https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_immersion-au-c-ur-d-un-service-d-urgence?id=10375169

Odoxa. (2018). Alerte rouge sur la santé des professionnels de santé. Retrieved November 29, 2019, from http://www.odoxa.fr/sondage/alerte-rouge-sante-professionnels-de-sante/

Roy, S. (2019). Rendez-vous non honorés: médecins chassent lapins désespérément. Retrieved November 29, 2019, from http://sante.lefigaro.fr/article/rendez-vous-non-honores-medecins-chassent-lapins-desesperement/